Online now

Ca fait quelques jours que cette petite vidéo me trotte dans la tête. Je la trouve bien ficelée et il y a beaucoup d’éléments : les chocs virtuel / réel, le nombre grandissant d’interactions, des effets positifs et négatifs…

Vraiment sympa à regarder.

Online Now de Pocket Jakes sur Vimeo.


Optimiser et sécuriser son site web

Votre site est-il convenablement sécurisé ? Que se passerait-il si un virus venait à s’installer sur votre dernière création ? Combien de temps vous faudrait-il pour remettre tout ça en ordre ?

C’est en cherchant à optimiser mon site en passant par un Content Data Network (CDN) que je suis tombé en rafale sur toute une panoplie de trucs sympas et efficaces.

CloudFlareCloudflare

CloudFlare est à la base un CDN. Tout bête, il stocke vos contenus statiques sur différents serveurs un peu partout dans le monde pour que votre site s’affiche de manière efficace quel que soit le pays d’appel. J’ai déjà parlé des nombreux avantages des CDN dans un billet précédent (et je n’ai pas changé d’avis).

Pour cette première partie, CloudFlare agit de manière assez intéressante et se configure de manière totalement transparente : il vient s’intercaler au niveau des DNS. Pas de nom de domaine étranger à glisser et l’internaute ne s’aperçoit de rien, pour lui, tout se passe chez vous. CloudFlare n’apparaît jamais tant que tout se passe bien.

Si on veut optimiser un peu la chose, on placera un sous-domaine pointant sur le répertoire où sont stockés les fichiers statiques (javascript, images, CSS, etc.), cette méthode permettra de conserver la parallélisation des téléchargements côté client, sachant que les navigateurs ne téléchargent que 4 ou 5 fichiers en même temps pour un même nom de domaine, ajouter un sous-domaine permet donc théoriquement de doubler la vitesse d’affichage du site.

Mais CloudFlare ne fait pas que ça…

Un bon nombre d’options sont disponibles. Vous pourrez à souhait minifier vos éléments statiques (voire même votre html), lutter de manière efficace (puisque mutualisé) contre le spam et les attaques diverses, ou encore précharger les différentes pages de votre site (dans la version payante en revanche).
Au passage CloudFlare offre aussi la possibilité d’activer des « apps » sur son site. La dernière fois que je m’en suis servi c’était une bannière pour informer mes lecteurs sur les dangers de l’ACTA. J’avais un peu oublié la date de cette « cyber journée d’information » et CloudFlare m’a permis de participer efficacement en quelques secondes. Utile.

CodeGuardCodeGuard

J’ai cherché un moment un outil de sauvegarde simple et efficace pour un site web. Il existe un tas de solutions, mais souvent chères ou inadaptées à ce que je voulais faire. CodeGuard me convient bien. Il travaille via FTP, il passe régulièrement voir ce qui a changé sur votre site et récupère les nouveaux fichiers s’il y en a. Tout se fait automatiquement après la configuration et il est gratuit jusqu’à 2 Go de données.

Comme CloudFlare, CodeGuard ne fait pas que ça…

Ce service dispose d’une détection de changements dans les codes, ce qui permet d’être averti à la première infection d’un malware ou d’un virus. Une « TimeMachine » est aussi disponible pour naviguer dans les anciennes version du site. Bien entendu, il est possible (c’est le but ultime) de restaurer son site avant les derniers changements, ce qui peut permettre de sortir d’un mauvais pas un peu plus facilement.

Le seul hic avec CodeGuard consistera à sauvegarder votre base de données si vous travaillez sur un site dynamique. Sur ce point, il y a deux solutions. CodeGuard propose un outil pour effectuer un backup de MySQL mais ce dernier nécessite des droits d’accès par un serveur tiers. Si vous êtes sur un serveur mutualisé, vous n’aurez certainement pas le droit de le faire. La solution de contournement consiste à utiliser un script qui exporte régulièrement votre base de donnée dans un fichier sur votre hébergement. C’est moins réactif, mais CodeGuard sauvegardera les différentes versions directement en FTP.


Pub par téléphone : se débarrasser du spam !

Qui n’a jamais crisé en passant une journée chez soi, harcelé par 12 coups de téléphone publicitaires ? Hum ? Comptez-vous.
Personnellement à une période, j’atteignais grassement six à sept coups de fils par jour. C’est lourd.
J’ai commencé par demander l’affichage du numéro, une ‘tite option payante chez France Télécom et j’ai arrêté de répondre aux appels anonymes.
Ca aide bien déjà ! Mais ça sonne toujours…

Sachant que, théoriquement, les Pages Jaunes n’ont pas le droit de revendre mes coordonnées à des sociétés tierces sans mon autorisation et que l’opposition d’un client doit pouvoir être possible de manière gratuite (CNIL), je me suis dit qu’il devait y avoir une solution.

Et figurez vous que j’ai trouvé deux petits trucs rigolos :

La liste orange

La liste orange permet de continuer à avoir ses coordonnées dans les botins et autres applications Pages Jaunes, donc je continue a exister. En revanche, les sociétés sont prévenues qu’elles n’ont pas l’autorisation de vous contacter et vos coordonnées ne peuvent leur être revendues.

Oui, des bonnes intentions.

Pacitel

Pacitel est une bonne idée de notre gouvernement précédent, fait assez rare dans le domaine des communications pour être souligné. Le principe est de permettre une opposition gratuite de mémé au démarchage téléphonique.
Il suffit de créer un compte et déclarer un numéro de téléphone à bannir.
Ce numéro est signalé aux sociétés participant à l’opération.

Oui, de bonnes intentions aussi.

Welcome to Bisounours Land !

Vous vous dites quoi ? Comme moi, hein ? Que les boites prennent l’annuaire et appellent tout le monde, que de toute façon ça ne chagrinera pas les plates-formes d’appels payées au lance-pierres ?

Bah, c’est ce que je me disais aussi.

Sauf que !

À ma grande surprise, en deux mois, je suis passé à un coup de fil anonyme par semaine voire même pas.

Parfois rien ! La Bérézina ! Pas une sonnerie pour me stresser. Le chat ne fait plus la tronche parce qu’il vient de se faire engueuler, donc mes meubles dureront plus longtemps puisque le greffier ne se venge plus dessus.

Pour les coups de fils restants… comment dire… je soupçonne un peu mon banquier… et il reste toujours quelques sociétés sans grand scrupules… ni tunes.


Think different


Think Different – version francaise par grebert


Démocratie horizontale : et si les révolutions en étaient les prémices ?

Je m’explique…

Nous connaissons depuis longtemps le système vertical : un roi de droit divin dirige ses sujets, la direction définit la politique de l’entreprise, un journaliste diffuse l’information dans les médias, etc.
C’est un système que nous maîtrisons bien.

Avec l’arrivée d’Internet, de nouvelles choses se passent. Internet en lui-même par exemple : il n’est dirigé par personne si ce n’est quelques passionnés qui soumettent des idées, peu importe qui ils sont et d’où ils viennent. Si une idée est bonne et qu’elle marche, elle a de grandes chances d’être reprise.
De la même manière, on peut citer Wikipaedia où tout le monde peut écrire pour peu qu’il ait quelque chose à apporter. Les Anonymous sont une sorte de nuage à géométrie variable sans chef. Des personnes adhérent à l’idée de « droit à la liberté d’expression sur Internet et en dehors » (Wikipaedia) et sont capable de rédiger des textes collaboratifs à une vitesse impressionnante, de coordonner des actions fortes, sans que le « nuage » n’ait de hiérarchie en tant que telle.
Ce ne sont là que quelques exemples de contenus générés par les utilisateurs et repris par leurs pairs. Sur Facebook, sur Twitter, par e-mail, une information ou une idée peut faire le tour de la planète en moins d’une heure. Les informations transitent de manière horizontale en mode peer to peer (non, ce n’est pas un gros mot), d’individu à individu sans passer par un modèle hiérarchique.

Serge Soudoplatoff explique tout ceci bien mieux que moi, et je ne saurais que vous conseiller de jeter un oeil aux 17 minutes de présentation qu’il a faite à l’ENS :

Les jeunes adultes sont habitués à Internet et à ses modes de fonctionnements horizontaux. Ils sont habitués au fait que ces modèles soient capables de fonctionner beaucoup plus vite et de manière beaucoup plus efficace que les fonctionnements verticaux. Le système vertical a des soucis à se faire dans les années qui viennent car on voit de moins en moins l’intérêt d’utiliser ce modèle quand on sait que d’autres sont plus efficaces. C’est peut-être pour ça que les têtes hiérarchiques prennent peur dans de nombreux pays ou entreprises (ACTA, LOPPSI) plutôt que de chercher à adapter et reconfigurer leurs structures.

Maintenant, si on regarde un peu ce qu’il se passe dans les révolutions actuelles au Maghreb et au Moyen-Orient, on s’aperçoit que l’outil Internet n’a pas fait la révolution, mais a aidé à leurs réalisations en apportant le fonctionnement en mode horizontal. Il a permis une transmission de l’information entre révolutionnaires et à l’extérieur, et ce, sans passer par les voix hiérarchiques. D’où la nécessité pour les dictateurs de tenter de couper les réseaux sociaux et Internet.

@slim404, révolutionnaire dans le gouvernement de transition en Tunisie twitte les réunions ministérielles en temps réel. Il a appelé à modifier la constitution tunisienne de manière à ce que chacun puisse contribuer à son élaboration. Le résultat est controversé mais l’idée de base est là.

Je pense que ce modèle est encore jeune pour pouvoir s’appliquer pleinement à nos démocraties actuelles, ou du moins, je ne vois pas encore très bien quelle forme ça pourrait prendre. Mais la réflexion est lancée et si vous voulez mon avis, elle ne va pas s’arrêter là…

Pour conclure, j’aimerais remettre un peu en avant une vidéo crée par Michael Wesch et publiée il y a 4 ans et demi. Les dernières images me paraissent tout à fait appropriées :

Cet article est totalement imparfait. Je maîtrise plus Internet que les révolutions et l’idée d’un parallèle entre les deux n’a secoué mon neurone qu’hier soir. Je compte donc sur vous pour faire progresser le débat dans les commentaires… En mode horizontal 😉