<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
> <channel><title>Commentaires sur : OGM : FANTASMES ET REALITES &#8211; Le  point de vue d’un généticien</title> <atom:link href="http://www.souslestoits.net/ogm/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" /><link>http://www.souslestoits.net/ogm/</link> <description>Mes p&#039;tites découvertes du web ou d&#039;inutilitaires pratiques, réfléchissements pour ne pas coder qu&#039;avec les pieds ou bouffonneries légères de la vie quotidienne... Bref, bienvenue dans mon chez moi !</description> <lastBuildDate>Wed, 19 Oct 2011 08:51:00 +0000</lastBuildDate> <sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod> <sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency> <item><title>Par : oomu</title><link>http://www.souslestoits.net/ogm/#comment-200</link> <dc:creator>oomu</dc:creator> <pubDate>Mon, 06 Oct 2008 16:25:44 +0000</pubDate> <guid isPermaLink="false">http://www.souslestoits.net/wordpress/gm/#comment-200</guid> <description>&lt;p&gt;En tant qu&#039;informaticien, mon premier réflexe est de dire que ma merveilleuse passion n&#039;a jamais sauté à la gorge de quiconque et que le processeur ne veut pas faire mal.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais il m&#039;est apparu avec le temps qu&#039;il y a toujours un impact culturel, politique, industriel, voir même social à une technologie, même si elle peut m&#039;apparaître comme la conséquence logique de 100 ans de travaux et qu&#039;elle n&#039;est que l&#039;expression de souhaits communs.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et que je ne peux pas balayer les mises en questions en disant &quot;chut, luddites !&quot;&lt;/p&gt;</description> <content:encoded><![CDATA[<p>En tant qu&#8217;informaticien, mon premier réflexe est de dire que ma merveilleuse passion n&#8217;a jamais sauté à la gorge de quiconque et que le processeur ne veut pas faire mal.</p><p>Mais il m&#8217;est apparu avec le temps qu&#8217;il y a toujours un impact culturel, politique, industriel, voir même social à une technologie, même si elle peut m&#8217;apparaître comme la conséquence logique de 100 ans de travaux et qu&#8217;elle n&#8217;est que l&#8217;expression de souhaits communs.</p><p>Et que je ne peux pas balayer les mises en questions en disant &laquo;&nbsp;chut, luddites !&nbsp;&raquo;</p> ]]></content:encoded> </item> <item><title>Par : oomu</title><link>http://www.souslestoits.net/ogm/#comment-199</link> <dc:creator>oomu</dc:creator> <pubDate>Mon, 06 Oct 2008 16:11:23 +0000</pubDate> <guid isPermaLink="false">http://www.souslestoits.net/wordpress/gm/#comment-199</guid> <description>&lt;p&gt;l&#039;emploi de la génétique n&#039;est absolument pas un soucis&lt;/p&gt; &lt;p&gt;c&#039;est la continuité du manque de considération sur l&#039;environnement et son impact industriel qui est décrié.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il est évident que cest une technique salutaire et efficace pour produire de meilleurs aliments&lt;/p&gt; &lt;p&gt;il est évident que l&#039;homme a depuis longtemps créé de nouvelles plantes avec des moyens bien plus aléatoires, l&#039;ogm est une amélioration&lt;/p&gt; &lt;p&gt;il est évident que la nature nous a pas attendu, de reste, elle n&#039;attends rien, elle est.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;-&lt;br /&gt;
Simplement, le vrai souci posé par les vrais Environnementalistes est le suivant :  L&#039;impact sur l&#039;environnement par l&#039;inéluctable propagation d&#039;énièmes nouvelles plantes&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L&#039;outil est efficace, on peut simplement s&#039;inquiéter d&#039;une explosion donc de nouvelles espèces.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;-&lt;br /&gt;
La question de l&#039;industrialisation du vivant n&#039;est pas à éjecter comme des élucubrations d&#039;illuminés qui veulent manger des racines.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Elle n&#039;est pas nouvelle, cette question. Elle concerne l&#039;industrie, les agriculteurs, les pays émergents, la population.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Elle pose des défis conséquents face aux intérêts des laboratoires qui investissent et face à l&#039;intérêt du public qui est dépassé.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La génétique permet encore plus facilement, ce que bien des industriels voulaient faire avant.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce n&#039;est donc pas la génétique le problème en soi, mais la volonté derrière. Tout simplement c&#039;est l&#039;ensemble du copyright, de la notion de bien public, et de gouvernance mondiale qui doit être réévalués à l&#039;aune des nouvelles technologies, nouveaux défis économiques et nouvelles possibilités industrielles.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Comprenons nous bien : la génétique n&#039;est qu&#039;un formidable outil qui met en exergue de vielles questions IMPORTANTES. Il faut les REGLER.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Si cela vous choque qu&#039;on passe par l&#039;exutoire (hypocrite) ogm pour provoquer la mise à plat, on s&#039;en accommodera.&lt;/p&gt;</description> <content:encoded><![CDATA[<p>l&#8217;emploi de la génétique n&#8217;est absolument pas un soucis</p><p>c&#8217;est la continuité du manque de considération sur l&#8217;environnement et son impact industriel qui est décrié.</p><p>Il est évident que cest une technique salutaire et efficace pour produire de meilleurs aliments</p><p>il est évident que l&#8217;homme a depuis longtemps créé de nouvelles plantes avec des moyens bien plus aléatoires, l&#8217;ogm est une amélioration</p><p>il est évident que la nature nous a pas attendu, de reste, elle n&#8217;attends rien, elle est.</p><p>-<br /> Simplement, le vrai souci posé par les vrais Environnementalistes est le suivant :  L&#8217;impact sur l&#8217;environnement par l&#8217;inéluctable propagation d&#8217;énièmes nouvelles plantes</p><p>L&#8217;outil est efficace, on peut simplement s&#8217;inquiéter d&#8217;une explosion donc de nouvelles espèces.</p><p>-<br /> La question de l&#8217;industrialisation du vivant n&#8217;est pas à éjecter comme des élucubrations d&#8217;illuminés qui veulent manger des racines.</p><p>Elle n&#8217;est pas nouvelle, cette question. Elle concerne l&#8217;industrie, les agriculteurs, les pays émergents, la population.</p><p>Elle pose des défis conséquents face aux intérêts des laboratoires qui investissent et face à l&#8217;intérêt du public qui est dépassé.</p><p>La génétique permet encore plus facilement, ce que bien des industriels voulaient faire avant.</p><p>Ce n&#8217;est donc pas la génétique le problème en soi, mais la volonté derrière. Tout simplement c&#8217;est l&#8217;ensemble du copyright, de la notion de bien public, et de gouvernance mondiale qui doit être réévalués à l&#8217;aune des nouvelles technologies, nouveaux défis économiques et nouvelles possibilités industrielles.</p><p>Comprenons nous bien : la génétique n&#8217;est qu&#8217;un formidable outil qui met en exergue de vielles questions IMPORTANTES. Il faut les REGLER.</p><p>Si cela vous choque qu&#8217;on passe par l&#8217;exutoire (hypocrite) ogm pour provoquer la mise à plat, on s&#8217;en accommodera.</p> ]]></content:encoded> </item> <item><title>Par : Serge</title><link>http://www.souslestoits.net/ogm/#comment-198</link> <dc:creator>Serge</dc:creator> <pubDate>Wed, 24 Sep 2008 22:25:41 +0000</pubDate> <guid isPermaLink="false">http://www.souslestoits.net/wordpress/gm/#comment-198</guid> <description>&lt;p&gt;@ Barbara : Je n&#039;ai pas l&#039;habitude de pratiquer la censure sur mon blog. Comme vous avez pu le constater votre commentaire est apparu sur le champ. La modération se passe ici à posteriori. La raison en est assez simple : je pars du principe que si mes lecteurs passent du temps à rédiger un commentaire, c&#039;est parce qu&#039;ils souhaitent participer à une discussion constructive, et qu&#039;il n&#039;y a donc pas lieu de censurer. Les raisons qui auraient pu faire que votre commentaire soit retiré dans la foulée reposent sur la forme et non le fond. Une discussion constructive s&#039;établit dans le respect et la politesse, il y a toujours moyen de faire connaître son point de vue à partir du moment où l&#039;on ne s&#039;exprime pas comme un goujat ! De ce point de vue là effectivement, votre commentaire est passé près de la censure, le ton quelque peu enflammé qui a été employé n&#039;était absolument pas nécessaire.&lt;/p&gt; &lt;br /&gt; &lt;p&gt;Par ailleurs, je tiens à préciser que ce blog n&#039;est financé par aucun organisme ou structure extérieure (vous noterez au passage l&#039;absence volontaire de publicité). Il m&#039;appartient en nom propre et j&#039;en assume seul les quelques frais annuels ce qui me permet d&#039;être libre de tout engagement et de pouvoir publier ce que bon me semble dans le seul cadre de la légalité française. Pour moi, un blog est un média d&#039;expression permettant le partage de connaissance et le retour des lecteurs. C&#039;est d&#039;ailleurs en ce sens qu&#039;a été publié cet article.&lt;/p&gt;</description> <content:encoded><![CDATA[<p>@ Barbara : Je n&#8217;ai pas l&#8217;habitude de pratiquer la censure sur mon blog. Comme vous avez pu le constater votre commentaire est apparu sur le champ. La modération se passe ici à posteriori. La raison en est assez simple : je pars du principe que si mes lecteurs passent du temps à rédiger un commentaire, c&#8217;est parce qu&#8217;ils souhaitent participer à une discussion constructive, et qu&#8217;il n&#8217;y a donc pas lieu de censurer. Les raisons qui auraient pu faire que votre commentaire soit retiré dans la foulée reposent sur la forme et non le fond. Une discussion constructive s&#8217;établit dans le respect et la politesse, il y a toujours moyen de faire connaître son point de vue à partir du moment où l&#8217;on ne s&#8217;exprime pas comme un goujat ! De ce point de vue là effectivement, votre commentaire est passé près de la censure, le ton quelque peu enflammé qui a été employé n&#8217;était absolument pas nécessaire.</p><p></p><p>Par ailleurs, je tiens à préciser que ce blog n&#8217;est financé par aucun organisme ou structure extérieure (vous noterez au passage l&#8217;absence volontaire de publicité). Il m&#8217;appartient en nom propre et j&#8217;en assume seul les quelques frais annuels ce qui me permet d&#8217;être libre de tout engagement et de pouvoir publier ce que bon me semble dans le seul cadre de la légalité française. Pour moi, un blog est un média d&#8217;expression permettant le partage de connaissance et le retour des lecteurs. C&#8217;est d&#8217;ailleurs en ce sens qu&#8217;a été publié cet article.</p> ]]></content:encoded> </item> <item><title>Par : J C Bregliano</title><link>http://www.souslestoits.net/ogm/#comment-197</link> <dc:creator>J C Bregliano</dc:creator> <pubDate>Tue, 23 Sep 2008 17:10:35 +0000</pubDate> <guid isPermaLink="false">http://www.souslestoits.net/wordpress/gm/#comment-197</guid> <description>&lt;p&gt;Je me disais aussi qu’il n’était pas normal que je n’aie pas encore reçu de commentaire passionnel, bien représentatif d’un certain courant. Je commençais même à ressentir une certaine frustration ! Mais voilà, la lacune est enfin comblée avec le commentaire n°12, tout est rentré dans l’ordre ! La panoplie est presque complète, depuis certains fantasmes traditionnels jusqu’à l’insulte d’être vendu à Monsanto, insulte très en vogue cette année depuis qu’une journaliste très médiatisée en accuse tous ceux qui critiquent son travail. Il serait totalement vain de répondre à ce genre de commentaire, mais je souhaite quand même saisir l’occasion pour compléter mon texte à l’intention de ceux qui s’intéressent sérieusement à la question des PGM  [Pour l’information des lecteurs, je signale quand même que l’article du Courrier de l’Environnement de février 2008 sur l’Espagne est dans une section de la revue qui s’appelle « Autres repères, autres paysages » et n’est pas écrit par un chercheur de l’INRA mais par quelqu’un qui est trésorier d’Inf’OGM et faucheur d’OGM].&lt;br /&gt;
Dans mon texte, j’ai délibérément passé sous silence, pour ne pas le rallonger encore, le concept « d’équivalence en substance ».  J’en profite donc pour en parler, car certains journalistes et certaines organisations d’opposants aux PGM, lui font dire tout le contraire de ce qu’il est. En effet, on peut entendre et lire que ce concept signifierait qu’il ne serait pas nécessaire de tester les PGM du point de vue de la sécurité alimentaire car on peut les considérer comme ‘équivalentes’ aux plantes conventionnelles, point barre ! La réalité est exactement à l’inverse. Ce concept et les pratiques qui en découlent ont été élaborés il y a une dizaine d’années et retravaillés à plusieurs reprises dans des réunions internationales, non sans vifs débats.  N’étant pas moi-même compétent en matière de sécurité alimentaire, je vais citer un directeur de recherche qui a participé (et qui continue à participer) à ces réunions.&lt;br /&gt;
« Puisque les méthodes traditionnelles de la toxicologie alimentaire sont difficilement applicables aux aliments, il s’agit de comparer la plante génétiquement modifiée, ou les aliments qui en sont issus, à un comparateur : la plante génétiquement la plus proche possible à n’avoir pas été génétiquement modifiée. On compare alors les caractéristiques entre ces deux plantes. Il s’agit du concept d’équivalence en substance. De multiples rapports ont été rédigés sur le sujet auprès de l’UE, de l’OCDE, de l’OMS. »&lt;br /&gt;
Donc, bien loin de traduire une position à priori, ce concept recouvre une démarche expérimentale exigeante. Les lecteurs qui veulent savoir comment cela se traduit concrètement peuvent aller consulter les avis et rapports de l’AFSSA ou de l’EFSA sur des PGM particuliers, qui sont publiés sur les sites de ces organismes. Ils y verront que les caractéristiques en question concernent, entre autres, la toxicologie, l’allergénicité, l’évaluation nutritionnelle, etc…&lt;br /&gt;
Mais pour être complet, il faut aller plus loin. Le même chercheur écrit aussi quelque chose qui revient souvent dans les déclarations des toxicologues et nutritionnistes  et que j’ai repris dans mon texte : les PGM et les aliments qui en dérivent sont actuellement, et de loin, les plus contrôlés. Il regrette, comme d’autres, qu’il n’y ait pas plus de contrôle sur les plantes et aliments conventionnels et surtout sur ceux issus de l’agriculture biologique, dont de nombreux chercheurs en agronomie considèrent, avec des arguments très sérieux, qu’elle est loin d’être dénuée de risques. Je cite d’ailleurs un exemple sur le maïs dans mon texte, à propos des mycotoxines, mais il y en a bien d’autres. Ceci dit, il est évident que les pesticides non plus ne sont pas dénués de risque !&lt;br /&gt;
Pour ma part, je préfère aussi consommer du « bio » mais sans me faire trop d’illusions.&lt;br /&gt;
Il faut s’y faire : les croyances et la réalité ne font pas toujours bon ménage !  La Terre n’est pas plate et le soleil ne tourne pas autour !&lt;/p&gt;</description> <content:encoded><![CDATA[<p>Je me disais aussi qu’il n’était pas normal que je n’aie pas encore reçu de commentaire passionnel, bien représentatif d’un certain courant. Je commençais même à ressentir une certaine frustration ! Mais voilà, la lacune est enfin comblée avec le commentaire n°12, tout est rentré dans l’ordre ! La panoplie est presque complète, depuis certains fantasmes traditionnels jusqu’à l’insulte d’être vendu à Monsanto, insulte très en vogue cette année depuis qu’une journaliste très médiatisée en accuse tous ceux qui critiquent son travail. Il serait totalement vain de répondre à ce genre de commentaire, mais je souhaite quand même saisir l’occasion pour compléter mon texte à l’intention de ceux qui s’intéressent sérieusement à la question des PGM  [Pour l’information des lecteurs, je signale quand même que l’article du Courrier de l’Environnement de février 2008 sur l’Espagne est dans une section de la revue qui s’appelle « Autres repères, autres paysages » et n’est pas écrit par un chercheur de l’INRA mais par quelqu’un qui est trésorier d’Inf’OGM et faucheur d’OGM].<br /> Dans mon texte, j’ai délibérément passé sous silence, pour ne pas le rallonger encore, le concept « d’équivalence en substance ».  J’en profite donc pour en parler, car certains journalistes et certaines organisations d’opposants aux PGM, lui font dire tout le contraire de ce qu’il est. En effet, on peut entendre et lire que ce concept signifierait qu’il ne serait pas nécessaire de tester les PGM du point de vue de la sécurité alimentaire car on peut les considérer comme ‘équivalentes’ aux plantes conventionnelles, point barre ! La réalité est exactement à l’inverse. Ce concept et les pratiques qui en découlent ont été élaborés il y a une dizaine d’années et retravaillés à plusieurs reprises dans des réunions internationales, non sans vifs débats.  N’étant pas moi-même compétent en matière de sécurité alimentaire, je vais citer un directeur de recherche qui a participé (et qui continue à participer) à ces réunions.<br /> « Puisque les méthodes traditionnelles de la toxicologie alimentaire sont difficilement applicables aux aliments, il s’agit de comparer la plante génétiquement modifiée, ou les aliments qui en sont issus, à un comparateur : la plante génétiquement la plus proche possible à n’avoir pas été génétiquement modifiée. On compare alors les caractéristiques entre ces deux plantes. Il s’agit du concept d’équivalence en substance. De multiples rapports ont été rédigés sur le sujet auprès de l’UE, de l’OCDE, de l’OMS. »<br /> Donc, bien loin de traduire une position à priori, ce concept recouvre une démarche expérimentale exigeante. Les lecteurs qui veulent savoir comment cela se traduit concrètement peuvent aller consulter les avis et rapports de l’AFSSA ou de l’EFSA sur des PGM particuliers, qui sont publiés sur les sites de ces organismes. Ils y verront que les caractéristiques en question concernent, entre autres, la toxicologie, l’allergénicité, l’évaluation nutritionnelle, etc…<br /> Mais pour être complet, il faut aller plus loin. Le même chercheur écrit aussi quelque chose qui revient souvent dans les déclarations des toxicologues et nutritionnistes  et que j’ai repris dans mon texte : les PGM et les aliments qui en dérivent sont actuellement, et de loin, les plus contrôlés. Il regrette, comme d’autres, qu’il n’y ait pas plus de contrôle sur les plantes et aliments conventionnels et surtout sur ceux issus de l’agriculture biologique, dont de nombreux chercheurs en agronomie considèrent, avec des arguments très sérieux, qu’elle est loin d’être dénuée de risques. Je cite d’ailleurs un exemple sur le maïs dans mon texte, à propos des mycotoxines, mais il y en a bien d’autres. Ceci dit, il est évident que les pesticides non plus ne sont pas dénués de risque !<br /> Pour ma part, je préfère aussi consommer du « bio » mais sans me faire trop d’illusions.<br /> Il faut s’y faire : les croyances et la réalité ne font pas toujours bon ménage !  La Terre n’est pas plate et le soleil ne tourne pas autour !</p> ]]></content:encoded> </item> <item><title>Par : Barbara</title><link>http://www.souslestoits.net/ogm/#comment-196</link> <dc:creator>Barbara</dc:creator> <pubDate>Mon, 22 Sep 2008 05:44:01 +0000</pubDate> <guid isPermaLink="false">http://www.souslestoits.net/wordpress/gm/#comment-196</guid> <description>&lt;p&gt;Vous oubliez, dans vos &quot;scientifiques&quot; déclaration, le fait que &quot;l&#039;équivalence en substance&quot; N&#039; EXISTE PAS. Oserez-vous avancer que le métabolisme d&#039;une PGM n&#039;est pas modifié AU-DELA du gène introdui? En tant que scientifique, comment pouvez-vous mesurer ACTUELLEMENT les conséquences sur la santé humaine, qui ne seront vraiment mesurables que dans des dizaines d&#039;années. Les &quot;améliorations&quot; réalisées après la guerre sur le blé et d&#039;autres céréales ont déjà leurs conséquences, et bon nombres de mes patients se trouvent grandement soulagés du fait d&#039;exclure de leur alimentation ces céréales boostées en gluten. QUI DECIDE DU BIEN FONDE DES &quot;AMELIORATIONS&quot;? Quel est le but? Améliorer le rendement? S&#039;inquiéter de la santé?&lt;br /&gt;
Comment osez-vous faire croire que le but des PGM est de nourrir la planète? Même les agro-semenciers n&#039;osent plus l&#039;avancer. Des articles présentés de façon scientifique, comme celui-ci sont très dangereux.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Vous pointez l&#039;incohérence de certaines réactions, mais votre propre naïveté est touchante. Croyez-vous une seconde que les commerciaux de tous poils (même français) ne feront pas passer le DOLLAR avant la santé?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Puisque vous vous réclamez de l&#039;INRA, lisez le courrier de l&#039;environnement de l&#039;INRA de février 2008... Sur ce qui se passe en espagne.&lt;br /&gt;
Etes-vous manipulé? Payé? par Monsanto que vous semblez dénoncer pour proposer un Monsanto français.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Si l&#039;europe veut faire de l&#039;argent, elle doit prendre une autre voie, bien plus lucrative à long terme: la voie de la qualité, avec une garantie de produits non contaminés, avec 0,OOOOOOOOO % d&#039;OGM. Que les Etats-Unis s&#039;arracheront quand les systèmes digestifs américains surmenés par les protéines modifiées ne sauront plus faire face qu&#039;à grand renfort de médicaments (que les &quot;scientifiques &quot; mettront au point , nous n&#039;en doutons pas).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L&#039;humanité a-t-elle intérêt à mettre tous ses oeufs dans le même panier?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ne peut-on &quot;attendre et voir?&quot; ce qui se passera aux Etats-Unis dans 50 ans? Etudier sur la durée...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Où est l&#039;urgence? A part faire du Dollar ou des Euros... AU choix.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Vous êtes peut-être scientifique, mais vous allez un peu vite pour valider une méthode dont les caractéristiques inédites ne peuvent pas être appréciées scientifiquement à présent;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je suppose que vous ne publierez pas ce commentaire. Transmettez le juste à l&#039;intéressé, s&#039;il vous plait.&lt;/p&gt;</description> <content:encoded><![CDATA[<p>Vous oubliez, dans vos &laquo;&nbsp;scientifiques&nbsp;&raquo; déclaration, le fait que &laquo;&nbsp;l&#8217;équivalence en substance&nbsp;&raquo; N&#8217; EXISTE PAS. Oserez-vous avancer que le métabolisme d&#8217;une PGM n&#8217;est pas modifié AU-DELA du gène introdui? En tant que scientifique, comment pouvez-vous mesurer ACTUELLEMENT les conséquences sur la santé humaine, qui ne seront vraiment mesurables que dans des dizaines d&#8217;années. Les &laquo;&nbsp;améliorations&nbsp;&raquo; réalisées après la guerre sur le blé et d&#8217;autres céréales ont déjà leurs conséquences, et bon nombres de mes patients se trouvent grandement soulagés du fait d&#8217;exclure de leur alimentation ces céréales boostées en gluten. QUI DECIDE DU BIEN FONDE DES &laquo;&nbsp;AMELIORATIONS&nbsp;&raquo;? Quel est le but? Améliorer le rendement? S&#8217;inquiéter de la santé?<br /> Comment osez-vous faire croire que le but des PGM est de nourrir la planète? Même les agro-semenciers n&#8217;osent plus l&#8217;avancer. Des articles présentés de façon scientifique, comme celui-ci sont très dangereux.</p><p>Vous pointez l&#8217;incohérence de certaines réactions, mais votre propre naïveté est touchante. Croyez-vous une seconde que les commerciaux de tous poils (même français) ne feront pas passer le DOLLAR avant la santé?</p><p>Puisque vous vous réclamez de l&#8217;INRA, lisez le courrier de l&#8217;environnement de l&#8217;INRA de février 2008&#8230; Sur ce qui se passe en espagne.<br /> Etes-vous manipulé? Payé? par Monsanto que vous semblez dénoncer pour proposer un Monsanto français.</p><p>Si l&#8217;europe veut faire de l&#8217;argent, elle doit prendre une autre voie, bien plus lucrative à long terme: la voie de la qualité, avec une garantie de produits non contaminés, avec 0,OOOOOOOOO % d&#8217;OGM. Que les Etats-Unis s&#8217;arracheront quand les systèmes digestifs américains surmenés par les protéines modifiées ne sauront plus faire face qu&#8217;à grand renfort de médicaments (que les &laquo;&nbsp;scientifiques &nbsp;&raquo; mettront au point , nous n&#8217;en doutons pas).</p><p>L&#8217;humanité a-t-elle intérêt à mettre tous ses oeufs dans le même panier?</p><p>Ne peut-on &laquo;&nbsp;attendre et voir?&nbsp;&raquo; ce qui se passera aux Etats-Unis dans 50 ans? Etudier sur la durée&#8230;</p><p>Où est l&#8217;urgence? A part faire du Dollar ou des Euros&#8230; AU choix.</p><p>Vous êtes peut-être scientifique, mais vous allez un peu vite pour valider une méthode dont les caractéristiques inédites ne peuvent pas être appréciées scientifiquement à présent;</p><p>Je suppose que vous ne publierez pas ce commentaire. Transmettez le juste à l&#8217;intéressé, s&#8217;il vous plait.</p> ]]></content:encoded> </item> <item><title>Par : Popach</title><link>http://www.souslestoits.net/ogm/#comment-195</link> <dc:creator>Popach</dc:creator> <pubDate>Fri, 19 Sep 2008 19:37:20 +0000</pubDate> <guid isPermaLink="false">http://www.souslestoits.net/wordpress/gm/#comment-195</guid> <description>&lt;p&gt;Je rêve du jour où l&#039;être humain aura une prise USB derrière l&#039;oreille. Ainsi, lorsqu&#039;on croisera un de ces innombrables &quot;Circonspect-Par-Ignorance&quot;, il suffira d&#039;une connexion pour lui injecter le fichier Jtesplik_theme.knw porteur de toutes les infos qui lui permettront d&#039;être réellement critique. Son libre arbitre fera le reste.&lt;br /&gt;
Et mon premier fichier pourrait bien s&#039;appeler Jtesplik_Ogm.knw !&lt;br /&gt;
Merci M. JCB, et bonjour à ce cher Serge.&lt;br /&gt;
Popach&#039;&lt;/p&gt;</description> <content:encoded><![CDATA[<p>Je rêve du jour où l&#8217;être humain aura une prise USB derrière l&#8217;oreille. Ainsi, lorsqu&#8217;on croisera un de ces innombrables &laquo;&nbsp;Circonspect-Par-Ignorance&nbsp;&raquo;, il suffira d&#8217;une connexion pour lui injecter le fichier Jtesplik_theme.knw porteur de toutes les infos qui lui permettront d&#8217;être réellement critique. Son libre arbitre fera le reste.<br /> Et mon premier fichier pourrait bien s&#8217;appeler Jtesplik_Ogm.knw !<br /> Merci M. JCB, et bonjour à ce cher Serge.<br /> Popach&#8217;</p> ]]></content:encoded> </item> <item><title>Par : J C Bregliano</title><link>http://www.souslestoits.net/ogm/#comment-194</link> <dc:creator>J C Bregliano</dc:creator> <pubDate>Fri, 19 Sep 2008 16:51:51 +0000</pubDate> <guid isPermaLink="false">http://www.souslestoits.net/wordpress/gm/#comment-194</guid> <description>&lt;p&gt;@ Nico&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le problème que vous soulevez sur &quot;l&#039;assise monétaire&quot; pour financer les recherches est un problème de fond, lié au type de société dans laquelle nous vivons.&lt;br /&gt;
Commençons par être utopiste: si ce sont les multinationales qui ont les plus gros moyens, c&#039;est parce que nous sommes dans une société mondiale où toute les structures économiques et financières sont faites pour drainer les richesses créées vers le secteur privé, nous en avons une illustration caricaturale en ce moment en France avec la privatisation au pas de charge de tout le secteur public. Il n&#039;y a là aucune fatalité, ce système économique et cette mondialisation ont été construits  délibérément par ceux dont elle sert les intérêts. Si  les peuples ne changent pas les choses, on court à la catastrophe planétaire.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Restons maintenant plus terre à terre. Tous les moyens financiers ne sont quand même pas entre les mains des multinationales. L&#039;INRA, premier organisme public européen de recherche agronomique et second organisme mondial, a les moyens de faire des recherches de haut niveau dans une tout autre optique. Malheureusement, comme je le dis dans ma réponse à &quot;viktor&quot;, ses essais expérimentaux de PGM sont systématiquement détruits par des fauchages et plusieurs recherches ont été abandonnées. Monsanto et les autres en ont profité pour prendre le relais.&lt;br /&gt;
Il y a aussi cette expérience intéressante, de &quot;Génoplante&quot; qui regroupe des forces du public et du privé avec un contrôle public assez fort, à ma connaissance.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le contrôle public des recherches appliquées, dans tous les secteurs, est une question éminemment politique. Là encore,ce qui se passe sur les &quot;réformes&quot; de la recherche et des universités en ce moment en France caricatural et très inquiétant.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Quant au principe de précaution que vous invoquez, il n&#039;est pas facile à manier. Pour beaucoup de gens il signifie &quot;ne rien faire&quot; et ne sert souvent qu&#039;à masquer d&#039;autres motivations . Qui a invoqué le principe de précaution pour les téléphones portables qui ont envahi le marché à une vitesse record?&lt;/p&gt;</description> <content:encoded><![CDATA[<p>@ Nico</p><p>Le problème que vous soulevez sur &laquo;&nbsp;l&#8217;assise monétaire&nbsp;&raquo; pour financer les recherches est un problème de fond, lié au type de société dans laquelle nous vivons.<br /> Commençons par être utopiste: si ce sont les multinationales qui ont les plus gros moyens, c&#8217;est parce que nous sommes dans une société mondiale où toute les structures économiques et financières sont faites pour drainer les richesses créées vers le secteur privé, nous en avons une illustration caricaturale en ce moment en France avec la privatisation au pas de charge de tout le secteur public. Il n&#8217;y a là aucune fatalité, ce système économique et cette mondialisation ont été construits  délibérément par ceux dont elle sert les intérêts. Si  les peuples ne changent pas les choses, on court à la catastrophe planétaire.</p><p>Restons maintenant plus terre à terre. Tous les moyens financiers ne sont quand même pas entre les mains des multinationales. L&#8217;INRA, premier organisme public européen de recherche agronomique et second organisme mondial, a les moyens de faire des recherches de haut niveau dans une tout autre optique. Malheureusement, comme je le dis dans ma réponse à &laquo;&nbsp;viktor&nbsp;&raquo;, ses essais expérimentaux de PGM sont systématiquement détruits par des fauchages et plusieurs recherches ont été abandonnées. Monsanto et les autres en ont profité pour prendre le relais.<br /> Il y a aussi cette expérience intéressante, de &laquo;&nbsp;Génoplante&nbsp;&raquo; qui regroupe des forces du public et du privé avec un contrôle public assez fort, à ma connaissance.</p><p>Le contrôle public des recherches appliquées, dans tous les secteurs, est une question éminemment politique. Là encore,ce qui se passe sur les &laquo;&nbsp;réformes&nbsp;&raquo; de la recherche et des universités en ce moment en France caricatural et très inquiétant.</p><p>Quant au principe de précaution que vous invoquez, il n&#8217;est pas facile à manier. Pour beaucoup de gens il signifie &laquo;&nbsp;ne rien faire&nbsp;&raquo; et ne sert souvent qu&#8217;à masquer d&#8217;autres motivations . Qui a invoqué le principe de précaution pour les téléphones portables qui ont envahi le marché à une vitesse record?</p> ]]></content:encoded> </item> <item><title>Par : J C Bregliano</title><link>http://www.souslestoits.net/ogm/#comment-193</link> <dc:creator>J C Bregliano</dc:creator> <pubDate>Fri, 19 Sep 2008 16:16:22 +0000</pubDate> <guid isPermaLink="false">http://www.souslestoits.net/wordpress/gm/#comment-193</guid> <description>&lt;p&gt;@Bertrand Lemaire&lt;br /&gt;
Merci pour vos commentaires sympa et pour avoir relayé mon texte par votre blog. Votre suggestion pour Agoravox est intéressante. Je ne connaissais pas ce site; après l&#039;avoir visité, ça me parait être une bonne idée, je vais voir ça avec Serge.&lt;/p&gt;</description> <content:encoded><![CDATA[<p>@Bertrand Lemaire<br /> Merci pour vos commentaires sympa et pour avoir relayé mon texte par votre blog. Votre suggestion pour Agoravox est intéressante. Je ne connaissais pas ce site; après l&#8217;avoir visité, ça me parait être une bonne idée, je vais voir ça avec Serge.</p> ]]></content:encoded> </item> <item><title>Par : J C Bregliano</title><link>http://www.souslestoits.net/ogm/#comment-192</link> <dc:creator>J C Bregliano</dc:creator> <pubDate>Fri, 19 Sep 2008 13:22:34 +0000</pubDate> <guid isPermaLink="false">http://www.souslestoits.net/wordpress/gm/#comment-192</guid> <description>&lt;p&gt;@ viktor :&lt;br /&gt;
Vos questions pertinentes peuvent me permettre de compléter mon texte dont je me suis efforcé de contrôler la longueur.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;1) Pour les études de toxicité, j’ai appris moi aussi beaucoup de choses en me plongeant dans les publications scientifiques et les textes d’organismes officiels internationaux. La phrase de Gérard PASCAL que je cite me paraît bien résumer la situation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut bien réaliser que des études de toxicité pour les aliments ne s’improvisent pas, elles sont très délicates à mener. Aussi y-a-t-il, depuis une quinzaine d’années, des rencontres régulières au niveau international entre spécialistes de la nutrition et toxicologues de quantités de pays. Après des discussions très ardues, ils ont défini des principes et des méthodes de travail très strictes pour tous les laboratoires publics et privés qui font des études de toxicologie alimentaire. On appelle cela les BPL (Bonnes Pratiques de Laboratoire), plus souvent GLP (sigle anglais).&lt;br /&gt;
Les laboratoires dans le monde dont les travaux sont reconnus par les organismes de contrôle de tous les pays, l’AFSSA pour la France et l’EFSA pour l’Europe sont également soumis à une « assurance qualité », c&#039;est-à-dire soumis à des inspections qui vérifient l’application de ces normes internationales. Seuls les travaux de ces laboratoires sont pris en compte par les organismes officiels de contrôle sanitaire, ce qui explique que les travaux de certains laboratoires ne sont absolument pas pris en considération. Vous pouvez trouver de la documentation sur ces GLP sur les sites de l’US-EPA ou l’US-FDA. Elles sont aussi décrites dans deux directives européennes: 87/18/EECC2 et 88/320/ EECC3. Il y a également un texte de 140 pages sur le site de l’OCDE.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le problème pour la France est qu’il n’y a que très peu de laboratoires de toxicologie qui répondent à ces critères. Il y en avait un de l’INRA à Toulouse mais je ne sais pas s’il est toujours reconnu. Cet organisme exerce d’ailleurs une forte pression sur ses propres labos de toxicologie pour qu’ils se mettent sous assurance qualité. Mais ce n’est pas simple, seul le ministère de la santé peut donner ce label à la suite d’inspections.&lt;br /&gt;
Voilà les éléments de réponse à votre question, quand à savoir si les gens qui font état « d’autres études, nettement moins rassurantes », sont malhonnêtes ou simplement pas sérieux, je n’en sais rien et ça ne m’intéresse pas beaucoup. Ce que je sais par contre, de source sûre, c’est que des chercheurs (de laboratoires non labellisés) ayant abordé ce type d’étude se sont fait imprudemment piéger par des journalistes dont la seule motivation était de faire de l’audimat ou de vendre du papier. Leurs résultats et leurs conclusions prudentes ont été présentés de façon très biaisée, voire falsifiée.  Ces chercheurs ont eu des problèmes avec leur organisme de tutelle, car ce genre d’imprudence est très mal vu dans la communauté scientifique qui n’apprécie pas que l’on se fasse de la publicité à tort et à travers.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il est de bon ton de reprocher aux scientifiques de ne pas « communiquer » assez avec les citoyens mais les media ne nous facilitent pas les choses, nous sommes contraints à la méfiance.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;2) Je n’ai pas parlé des PGM résistants aux herbicides totaux, car ils ne sont pas autorisés en France ni, je crois, dans toute l’Europe.&lt;br /&gt;
Le glyfosate n’est pas inoffensif, vous trouverez des analyses détaillées sur le site de l’AFSSA : &lt;a href=&quot;http://www.dive.afssa.fr/agritox/php/sa.php?source=UE&amp;sa=91.&quot; title=&quot;http://www.dive.afssa.fr/agritox/php/sa.php?source=UE&amp;sa=91.&quot;&gt;http://www.dive.afssa.fr/agritox/ph...&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
Pour l’instant, il ne semble pas avoir d’effet cancérogène mais on ne peut exclure que des études plus fines nuancent un jour cette affirmation, comme c’est le cas pour beaucoup de choses, y compris les aliments conventionnels et bio.&lt;br /&gt;
Ce que disent certaines études, c’est qu’il serait moins dangereux que des herbicides sélectifs utilisés actuellement, l’atrazine par exemple, qui était très bien pour la culture du maïs, a dû être interdite.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
3) Vous craignez l’ouverture des « vannes aux OGM », mais pour le moment c’est l’inverse qui se passe.&lt;br /&gt;
Des organismes publics, comme l’INRA, on dû abandonner des recherches sur des PGM à cause des fauchages de leur parcelles d’essai et certains de ces PGM sont maintenant sortis par Monsanto.&lt;/p&gt;</description> <content:encoded><![CDATA[<p>@ viktor :<br /> Vos questions pertinentes peuvent me permettre de compléter mon texte dont je me suis efforcé de contrôler la longueur.</p><p>1) Pour les études de toxicité, j’ai appris moi aussi beaucoup de choses en me plongeant dans les publications scientifiques et les textes d’organismes officiels internationaux. La phrase de Gérard PASCAL que je cite me paraît bien résumer la situation.</p><p>Il faut bien réaliser que des études de toxicité pour les aliments ne s’improvisent pas, elles sont très délicates à mener. Aussi y-a-t-il, depuis une quinzaine d’années, des rencontres régulières au niveau international entre spécialistes de la nutrition et toxicologues de quantités de pays. Après des discussions très ardues, ils ont défini des principes et des méthodes de travail très strictes pour tous les laboratoires publics et privés qui font des études de toxicologie alimentaire. On appelle cela les BPL (Bonnes Pratiques de Laboratoire), plus souvent GLP (sigle anglais).<br /> Les laboratoires dans le monde dont les travaux sont reconnus par les organismes de contrôle de tous les pays, l’AFSSA pour la France et l’EFSA pour l’Europe sont également soumis à une « assurance qualité », c&#8217;est-à-dire soumis à des inspections qui vérifient l’application de ces normes internationales. Seuls les travaux de ces laboratoires sont pris en compte par les organismes officiels de contrôle sanitaire, ce qui explique que les travaux de certains laboratoires ne sont absolument pas pris en considération. Vous pouvez trouver de la documentation sur ces GLP sur les sites de l’US-EPA ou l’US-FDA. Elles sont aussi décrites dans deux directives européennes: 87/18/EECC2 et 88/320/ EECC3. Il y a également un texte de 140 pages sur le site de l’OCDE.</p><p>Le problème pour la France est qu’il n’y a que très peu de laboratoires de toxicologie qui répondent à ces critères. Il y en avait un de l’INRA à Toulouse mais je ne sais pas s’il est toujours reconnu. Cet organisme exerce d’ailleurs une forte pression sur ses propres labos de toxicologie pour qu’ils se mettent sous assurance qualité. Mais ce n’est pas simple, seul le ministère de la santé peut donner ce label à la suite d’inspections.<br /> Voilà les éléments de réponse à votre question, quand à savoir si les gens qui font état « d’autres études, nettement moins rassurantes », sont malhonnêtes ou simplement pas sérieux, je n’en sais rien et ça ne m’intéresse pas beaucoup. Ce que je sais par contre, de source sûre, c’est que des chercheurs (de laboratoires non labellisés) ayant abordé ce type d’étude se sont fait imprudemment piéger par des journalistes dont la seule motivation était de faire de l’audimat ou de vendre du papier. Leurs résultats et leurs conclusions prudentes ont été présentés de façon très biaisée, voire falsifiée.  Ces chercheurs ont eu des problèmes avec leur organisme de tutelle, car ce genre d’imprudence est très mal vu dans la communauté scientifique qui n’apprécie pas que l’on se fasse de la publicité à tort et à travers.</p><p>Il est de bon ton de reprocher aux scientifiques de ne pas « communiquer » assez avec les citoyens mais les media ne nous facilitent pas les choses, nous sommes contraints à la méfiance.</p><p>2) Je n’ai pas parlé des PGM résistants aux herbicides totaux, car ils ne sont pas autorisés en France ni, je crois, dans toute l’Europe.<br /> Le glyfosate n’est pas inoffensif, vous trouverez des analyses détaillées sur le site de l’AFSSA : <a href="http://www.dive.afssa.fr/agritox/php/sa.php?source=UE&amp;sa=91." title="http://www.dive.afssa.fr/agritox/php/sa.php?source=UE&amp;sa=91.">http://www.dive.afssa.fr/agritox/ph&#8230;</a><br /> Pour l’instant, il ne semble pas avoir d’effet cancérogène mais on ne peut exclure que des études plus fines nuancent un jour cette affirmation, comme c’est le cas pour beaucoup de choses, y compris les aliments conventionnels et bio.<br /> Ce que disent certaines études, c’est qu’il serait moins dangereux que des herbicides sélectifs utilisés actuellement, l’atrazine par exemple, qui était très bien pour la culture du maïs, a dû être interdite.</p><p>3) Vous craignez l’ouverture des « vannes aux OGM », mais pour le moment c’est l’inverse qui se passe.<br /> Des organismes publics, comme l’INRA, on dû abandonner des recherches sur des PGM à cause des fauchages de leur parcelles d’essai et certains de ces PGM sont maintenant sortis par Monsanto.</p> ]]></content:encoded> </item> <item><title>Par : J C Bregliano</title><link>http://www.souslestoits.net/ogm/#comment-191</link> <dc:creator>J C Bregliano</dc:creator> <pubDate>Fri, 19 Sep 2008 13:15:03 +0000</pubDate> <guid isPermaLink="false">http://www.souslestoits.net/wordpress/gm/#comment-191</guid> <description>&lt;p&gt;@2+2=5 :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Un commentaire pertinent qui demande plusieurs réponses.&lt;br /&gt;
Je vais tenter de ne pas être trop long.&lt;br /&gt;
Pour ce qui concerne les résistances aux antibiotiques : C’est un des points les plus critiqués par les opposants aux PGM et je trouve que ça ne manque pas de sel !&lt;br /&gt;
Explication :&lt;br /&gt;
1) Pendant de longues années, les médecins qui prescrivaient des antibiotiques, donnaient en même temps des bactéries porteuses de résistances à ces antibiotiques (résistances génétiquement transférables !). Comme d’autres généticiens, je dénonçais dans mes cours le danger de cette pratique, sans grand résultat. De même, les antibiotiques on été utilisés pendant très longtemps dans les élevages d’animaux, notamment les veaux. Le résultat est qu’actuellement, plus de 50% de nos bactéries intestinales sont résistances aux antibiotiques majeurs. Je trouve amusant que cela n’ait jamais soulevé l’opposition de personne, sauf lorsqu’il s’agit des PGM.&lt;br /&gt;
2) Ces marqueurs ne sont plus autorisés pour les nouvelles demandes de mises sur le marché de PGM. Ils vont donc progressivement disparaître complètement des plantes cultivées.&lt;br /&gt;
3) Le plus intéressant (et amusant) : des chercheurs de l’INRA de Lyon viennent de montrer après des études détaillées sur les bactéries du sol (des sols où il n’y avait jamais eu d’OGM) qu’elles possédaient pratiquement toutes des gènes de résistance à des variants de toutes sortes d’antibiotiques. Certaines possèdent jusqu’à 20 résistances à la fois. Tout compte fait, il ne faut pas être surpris. Les antibiotiques font partie de la lutte que les microorganismes se livrent entre eux dans les conditions naturelles. Ces chercheurs vont même jusqu’à conseiller de continuer d’utiliser ces gènes de résistance comme marqueurs pour les PGM, puisqu’ils font déjà partie des milieux naturels et n’apportent donc aucune perturbation dans les écosystèmes du sol.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La suite de vos commentaires ne relève pas directement de ma spécialité.  Soyons bien clair : mon propos n’est absolument pas de répondre à toutes les critiques contre les PGM, mais simplement de chasser certaines idées fausses, plus fantasmatiques que réelles.&lt;br /&gt;
Mes réponses sont donc à prendre sous toute réserve.&lt;br /&gt;
a) Certains PGM actuels ont en effet un rendement moindre que les variétés non-PGM (cultivées avec pesticides), cela est dû  au fait que la transformation génétique a été faite à partir de variétés maintenant dépassées par la sélection classique. C’est une situation qui ne devrait être que conjoncturelle.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;b) La résistance systémique à un ravageur primaire peut en effet conférer un avantage à des ravageurs secondaires. Pour le moment, il ne semble pas que cela soit le cas pour le maïs, mais c’est le cas pour le coton qui est soumis à de nombreux ravageurs. Pour cette plante, l’utilisation plantes Bt ne dispense donc pas d’utiliser d’autres insecticides, mais à des doses faibles par rapport à celles nécessaires sur le coton non-Bt contre le ravageur primaire. Votre question sur les PGM roundup ready est sans doute aussi à prendre en considération, mais je ne connais pas de réponse actuelle.&lt;br /&gt;
Vous soulevez des problèmes écologiques bien réels, pour lesquels seules des études de suivi peuvent apporter des réponses. Les écosystèmes n’ont rien de stables, ils sont en perpétuelle évolution, avec ou sans l’intervention humaine. C’est pourquoi les pays européens ont mis en place des dispositifs de suivi (comité de vigilance) pour les cultures OGM (quand il y  en a) et financent ce type de recherche.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Merci de vos réactions constructives et excusez la prudence de mes réponses sur les questions purement agronomiques. Je vous conseille la lecture du livre que je cite dans mon texte (A. Gallais et A. Ricroch).&lt;/p&gt;</description> <content:encoded><![CDATA[<p>@2+2=5 :</p><p>Un commentaire pertinent qui demande plusieurs réponses.<br /> Je vais tenter de ne pas être trop long.<br /> Pour ce qui concerne les résistances aux antibiotiques : C’est un des points les plus critiqués par les opposants aux PGM et je trouve que ça ne manque pas de sel !<br /> Explication :<br /> 1) Pendant de longues années, les médecins qui prescrivaient des antibiotiques, donnaient en même temps des bactéries porteuses de résistances à ces antibiotiques (résistances génétiquement transférables !). Comme d’autres généticiens, je dénonçais dans mes cours le danger de cette pratique, sans grand résultat. De même, les antibiotiques on été utilisés pendant très longtemps dans les élevages d’animaux, notamment les veaux. Le résultat est qu’actuellement, plus de 50% de nos bactéries intestinales sont résistances aux antibiotiques majeurs. Je trouve amusant que cela n’ait jamais soulevé l’opposition de personne, sauf lorsqu’il s’agit des PGM.<br /> 2) Ces marqueurs ne sont plus autorisés pour les nouvelles demandes de mises sur le marché de PGM. Ils vont donc progressivement disparaître complètement des plantes cultivées.<br /> 3) Le plus intéressant (et amusant) : des chercheurs de l’INRA de Lyon viennent de montrer après des études détaillées sur les bactéries du sol (des sols où il n’y avait jamais eu d’OGM) qu’elles possédaient pratiquement toutes des gènes de résistance à des variants de toutes sortes d’antibiotiques. Certaines possèdent jusqu’à 20 résistances à la fois. Tout compte fait, il ne faut pas être surpris. Les antibiotiques font partie de la lutte que les microorganismes se livrent entre eux dans les conditions naturelles. Ces chercheurs vont même jusqu’à conseiller de continuer d’utiliser ces gènes de résistance comme marqueurs pour les PGM, puisqu’ils font déjà partie des milieux naturels et n’apportent donc aucune perturbation dans les écosystèmes du sol.</p><p>La suite de vos commentaires ne relève pas directement de ma spécialité.  Soyons bien clair : mon propos n’est absolument pas de répondre à toutes les critiques contre les PGM, mais simplement de chasser certaines idées fausses, plus fantasmatiques que réelles.<br /> Mes réponses sont donc à prendre sous toute réserve.<br /> a) Certains PGM actuels ont en effet un rendement moindre que les variétés non-PGM (cultivées avec pesticides), cela est dû  au fait que la transformation génétique a été faite à partir de variétés maintenant dépassées par la sélection classique. C’est une situation qui ne devrait être que conjoncturelle.</p><p>b) La résistance systémique à un ravageur primaire peut en effet conférer un avantage à des ravageurs secondaires. Pour le moment, il ne semble pas que cela soit le cas pour le maïs, mais c’est le cas pour le coton qui est soumis à de nombreux ravageurs. Pour cette plante, l’utilisation plantes Bt ne dispense donc pas d’utiliser d’autres insecticides, mais à des doses faibles par rapport à celles nécessaires sur le coton non-Bt contre le ravageur primaire. Votre question sur les PGM roundup ready est sans doute aussi à prendre en considération, mais je ne connais pas de réponse actuelle.<br /> Vous soulevez des problèmes écologiques bien réels, pour lesquels seules des études de suivi peuvent apporter des réponses. Les écosystèmes n’ont rien de stables, ils sont en perpétuelle évolution, avec ou sans l’intervention humaine. C’est pourquoi les pays européens ont mis en place des dispositifs de suivi (comité de vigilance) pour les cultures OGM (quand il y  en a) et financent ce type de recherche.</p><p>Merci de vos réactions constructives et excusez la prudence de mes réponses sur les questions purement agronomiques. Je vous conseille la lecture du livre que je cite dans mon texte (A. Gallais et A. Ricroch).</p> ]]></content:encoded> </item> </channel> </rss>
<!-- Dynamic page generated in 2.225 seconds. -->
<!-- Cached page generated by WP-Super-Cache on 2011-12-11 00:03:06 -->
<!-- Compression = gzip -->
